10 nov. 2010

Greenpeace dénonce...

Greenpeace dénonce la position française sur les quotas de thon rouge...


Des militants de Greenpeace ont été reçus, mercredi 10 novembre, au ministère de l'agriculture et de la pêche après en avoir bloqué l'un des accès pendant quelques heures pour protester contre la position française de maintenir les quotas de thon rouge en 2011.

Les militants avaient garé une voiture devant une entrée du ministère, rue de Varenne, à Paris, recouverte d'un thon et d'un filet de pêche avec le message"Sauvez-moi". Sur le capot de cette "thonmobile" figurait la mention "17 jours pour vivre", en référence à la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat) qui aura lieu du 17 au 27 novembre à Paris, pour déterminer les quotas de pêche pour 2011.

"On est là pour dénoncer la position que défend la France en matière de quotas de pêche et demander la fin de la pêche industrielle du thon rouge", a expliquéFrançois Chartier, responsable des campagne océans de Greenpeace France.
QUOTA DE 13 500 TONNES
Ces militants ont été reçus par Bruno Le Maire, qui a défendu devant eux la position"équilibrée" de la France, en plaidant pour un quota de pêche stable en 2011, à 13 500 tonnes. "L'équilibre que j'essaie de trouver, c'est un équilibre entre la préservation de la ressource, à laquelle je suis fondamentalement attaché, et la défense des emplois des pêcheurs", a déclaré le ministre à l'AFP. "Si on s'engage dans cette voie du moratoire, on fait disparaître l'ensemble des pêcheurs de thon rouge français", a-t-il estimé.
M. Le Maire a indiqué que la position de Paris s'appuyait sur l'avis des scientifiques, qui estiment qu'un quota stable de 13 500 tonnes permettrait de porter le stock de thon rouge à un niveau de rendement maximal durable en 2022. Ces mêmes scientifiques estiment qu'une réduction de moitié de quota à 6 000 tonnes en 2011 permettrait d'assurer dès 2020 ce niveau de rendement maximal durable.
"BRAS D'HONNEUR" DE LA FRANCE
Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, a dénoncé un "bras d'honneur" de la France "à la communauté internationale", regrettant une position"néfaste pour l'approche multilatérale" dix jours après l'accord sur la biodiversité conclu à Nagoya, au Japon.
Après avoir envisagé une réduction du quota à 6 000 tonnes, la Commission européenne a décidé mardi de proposer à l'Iccat seulement une "réduction" des prises de thon rouge l'an prochain, sans préciser de quelle ampleur. Malte, la France, l'Italie et l'Espagne sont les principaux Etats concernés par la pêche au thon rouge.
Source lemonde.fr
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